Les parulines au Québec : petites migratrices aux couleurs éclatantes

Un véritable buffet à volonté, desserts compris : voilà ce que m’évoque la migration printanière, surtout celle des parulines. Il y en a pour tous les goûts, de toutes les couleurs, au point où certains jours on ne sait plus où poser le regard ni vers où pointer l’appareil photo. C’est le moment rêvé pour faire de belles découvertes, enrichir sa banque d’images et, qui sait, enfin réussir le cliché de l’oiseau qui nous échappe depuis si longtemps. La période est brève : plusieurs ne font que passer avant de poursuivre leur route vers le nord, tandis que d’autres s’installeront ici pour nicher.

Paruline à flancs marron

Calotte jaune, triangle noir sous l’oeil, dos rayé et francs marron. Plumage différent à l’automne avec un dessus vert lime et un dessous gris et un cercle oculaire blanc bien visible. Se nourrit d’insectes surtout là où il y a de gros buissons et de jeunes arbres. Hiverne en Amérique centrale.

Paruline à tête cendrée

Commune, elle se trouve dans les forêts de conifères et en particulier dans des formations épaisses. Le ventre, la poitrine et la gorge sont jaune vif avec des rayures noires sur la poitrine et les flancs. La calotte est grise, ce qui lui a valu son nom.  La tête grise et le dessous jaune vif la distingue des autres parulines.

Paruline bleue

Le mâle nicheur a le dessus bleu foncé, le ventre blanc et la face noir alors que la femelle est olive-brunâtre avec un ventre pâle jaunâtre et un sourcil blanc. L’oiseau nidifie en forêt de feuillus ou mixte.

Paruline à couronne rousse

J’avais placé ma caméra au sol pour photographier des geais bleus sur un sentier du Marais Léon-Provancher quand est apparu cette paruline (photo de gauche) dans le champ de vision. Cette paruline hoche constamment la queue. Elle a une calotte rousse, un sourcil clair et quelques rayures brunes sur la poitrine. La tête est plutôt grise et le jaune est moins vif hors de la période nuptiale (avril-août). Elle se nourrit d’insectes dans des habitants buissonneux et dégagés. Elle niche dans les tourbières et les clairières de la forêt boréale. Elle est présente partout au Québec.

Paruline à croupion jaune

« La paruline se pose, il y a poème. » — France Bonneau, Qu'importe, numéro 9 de la revue EntreVous, (2019)

Une des parulines les plus répandues et communes. Niche dans les forêts où il y a au moins quelques conifères. En hiver et en migration, elle fréquente les boisés ouverts. Elle visite aussi les endroits buissonneux, y compris les parcs et les zones résidentielles. Ele se nourrit d’insectes. C’est la paruline dont les individus sont les plus nombreux à hiverner aux États-Unis.

Paruline à gorge noire

Face jaune vif avec une queue assez longue, mais surtout une gorge noire unie pour le mâle nicheur avec des raies noires en dessous. Le dos est jaune verdâtre. La femelle est plus terme avec une gorge verdâtre.

Paruline à gorge orangée

Elle se reconnaît à sa gorge flamboyante. Le triangle noir sur la joue et la tache blanche de forme étrange sur l’aile sont également des caractères distinctifs. Femelle et immature, même plumage que le mâle en plus délavé; voir la gorge jaunâtre et le triangle foncé sur la joue. Préfère les forêts conifériennes et mixtes, mais en migration peut être présente dans tout habitat boisé. Hiverne dans les montagnes du Nord de l’Amérique du Sud. Se nourrit d’insectes qu’elle attrape souvent près du sommet des arbres.

Paruline à poitrine baie

La calotte, la gorge et les flancs sont de couleur roussâtre. Les joues et le tour de l’œil sont noirs. Le dos est gris rayé de noir avec deux barres blanches sur les ailes. Le ventre est blanc. Les pattes sont grises. Les couleurs de la femelle sont plus ternes. Elle vit surtout dans les forêts matures de conifères. Elle peut être aperçue dans les parcs et les banlieues lors des migrations comme ce fut le cas au jardin des Premières-Nations du jardin botanique de Montréal.

Paruline des ruisseaux

Grande paruline trappue, dessus brun foncé, poitrine jaunâtre pâle à rayures foncées. Sourcil jaunâtre au-dessus de l’oeil. Se nourrit d’insectes en marchant le long des étangs et des mares d’eau tranquille. Hoche constamment la queue. Elle est assez discrète. Hiverne en Amérique centrale, aux Antilles et dans le Nord de l’Amérique du Sud.

Paruline du Canada

Elle est décrite comme une élégante paruline des milieux marécageux. Dessus gris-bleu, dessous jaune; caractères distinctifs, « lunettes » jaunes et collier formé de rayures noires. Pattes orange clair. Femelle, collier moins contrastant que chez le mâle. S’observe habituellement dans la végétation basse, surtout dans les fourrés et les bois humides. Niche au sol. Se nourrit d’insectes. Il s’agit d’une espèce classée préoccupante en raison de la perte de son habitant en Amérique du Sud. Quatre-vingts pour cent de l’aire de reproduction de ce petit oiseau chanteur, qui hiverne dans le nord de la cordillère des Andes, se trouve au Canada.

Paruline flamboyante

On peut dire qu’elle porte son nom. Flamboyant est le mâle avec sa queue et ses flanc marqués d’orange vif. La femelle a plutôt la tête grise , le dos olive et des taches jaunes plutôt qu’orange. C’est un couple coloré ! Cette paruline se nourrit dans les arbres et les buissons. Elle étale généralement sa queue et ses ailes pour faire peur aux insectes. Niche dans les forêts d’arbres feuillus. Hiverne en Amérique centrale et du Sud.

Paruline masquée

Petite paruline avec le dessus masqué et la gorge jaune vif. Le mâle adulte a un masque noir. Il se nourrit d’insectes habituellement dans les habitats buissonneux humides y compris les marais. Se cache souvent dans la végétation épaisse. J’étais assez content de la photographier à visage découvert. C’était au petit matin lors d’une éphémère apparition au parc de conservation du ruisseau de feu de Terrebonne. Un vrai cadeau. Ailes très courtes caractéristiques d’un oiseau aux migrations courtes. Certains hivernent dans le Sud des États-Unis.

Paruline noir et blanc

Comme son nom l’indique, elle est rayée de noir et de blanc. La femelle est plus pâle que le mâle, avec une gorge grise au lieu de noire. Son bec est long et mince, légèrement courbé, adapté à la recherche des insectes en profondeur dans les crevasses de l’écorce. Elle a une queue assez longue. Elle peut être confondue avec le mâle nicheur de la paruline rayée. Elle se nourrit comme une sittelle en grimpant sur le tronc des arbres et en tournant autour à la recherche d’insectes dans les écorces et les grosses branches. Elle se trouve principalement dans les bois.

Paruline jaune

On la reconnaît bien avec son plumage tout jaune. Elle ne reste pas en place longtemps. Une autre boule d’énergie ! Chasse les insectes dans les habitants boisés et broussailleux. Affectionne les rives des marais, les étangs et les bois.

Paruline obscure

La paruline obscure est un oiseau migrateur qui niche au Québec et dans presque tout le Canada. Elle habite les forêts de conifères ou mixtes, où elle se nourrit principalement de chenilles et d’autres insectes. Son plumage est gris sur le dos, la tête et le ventre, avec une bande pâle au-dessus de l’oeil noir. Elle a des reflets jaunes ou verdâtres sur les ailes, selon l’éclairage. La gorge, la poitrine et les sous-caudales sont gris pâle blancs. Elle a un bec droit et pointu, et une queue assez courte. Elle émet un chant rapide et aigu.

Paruline rayée

Commune, elle nidifie dans les conifères. Elle est de grande taille, profilée et à la queue courte. Le dessus de la tête est noir et la joue est blanche. Une ligne noire sépare la joue de la gorge. Le dos est rayée noir et gris. La calotte noire et la joue blanche la distinguent de la paruline noir et blanc. Elle vit dans les forêts et les parcs.

Paruline tigrée

Cet insectivore visite les arbres à fleur le printemps pour se nourrir de nectar avec son bec pointu. Sa capacité à se nourrir du nectar des fleurs est un comportement rare chez les parulines. C’est aussi une grande voyageuse. La migration de retour commence à partir des Antilles à la fin mars et les oiseaux sont sur les lieux de ponte vers la mi-mai dans les forêts de conifères du nord et du centre du Québec, particulièrement là où il y a beaucoup d’épinettes. Il existe un lien direct entre la tordeuse des bourgeons de l’épinette et cette paruline. Quand la tordeuse abonde, la population des parulines explose en conséquence. Les mâles adultes les plus colorés ont le dessous jaune à rayures noires, la joue orange et une marque blanche sur l’aile.

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