Curiosités

Que ce soit des visiteurs inattendus ou des oiseaux domestiques qui se retrouvent dans la nature, il arrive qu’un oiseau attire l’attention et excite les ornithologues amateurs du fait qu’il est une curiosité. En voici quelques-uns, en vrac.

Canard mandarin

La vedette de l’hiver 2024 à Boisbriand. Ce canard asiatique a fait courir les photographes. Il faut dire qu’il a tout pour plaire. D’ailleurs, madame Branchu s’y connaît en beau mâle. Elle ne le lâchait pas d’une semelle au milieu d’un attroupement de colverts. Le canard mandarin est un symbole de la fidélité en Asie. Il est parfois offert en cadeau à un couple de jeunes mariés en Chine et en Corée. Il vit en couple toute sa vie durant. Manifestement, le couple qui a reçu le mandarin en cadeau n’a pas tenu longtemps. Le canard s’est retrouvé dans la rivière des Milles-Îles !

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Canard pompon

Une race domestique probablement originaire des Indes orientales. Celui-là était au parc Angrignon de Montréal en novembre 2023, solitaire avec un imposant groupe de harles couronnés.

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Rouge-gorge familier

Un événement s’est produit en janvier 2026 à Montréal alors que le rouge-gorge familier a fait une apparition surprise. Il s’agit de la quatrième observation de l’histoire en Amérique du Nord et de la première au Canada. C’est que cet oiseau est originaire d’Europe et sa présence est exceptionnelle. Tellement que des ornithologues de différentes provinces canadiennes et même des États-Unis ont pris la peine de se déplacer pour voir cet oiseau rare chez nous. Le petit oiseau a même eu droit à un article dans le très sérieux quotidien le Devoir de même que dans le Journal de Montréal, sans parler des reportages télé.

Les Québécois ont longtemps appelé le merle d’Amérique le rouge-gorge, car il y a eu une confusion historique et linguistique héritée d’Europe. Le rouge-gorge familier est reconnaissable à sa poitrine orangée-rouge. Lorsque les premiers colons français arrivèrent en Nouvelle-France ils ne trouvèrent pas cet oiseau, mais plutôt un passereau différent mais avec une poitrine rouge brique bien visible. Par réflexe, ils décidèrent de l’appeler : rouge-gorge. Le terme est resté dans le langage populaire.

Comment est-il arrivé au Québec ? Nul ne le sait. Chose certaine, il a fait courir une foule d’ornithologues amateurs.

Selon un article paru dans le journal français Le Parisien, Le rouge-gorge est un insectivore et un frugivore peu farouche dont la durée de vie est de cinq ans. Durant l’hiver, le rouge-gorge se nourrit également de graines qu’il trouve dans les mangeoires et de petites baies. Il a tenu le coup malgré des nuits polaires grâce aux bons samaritains qui ont assuré la présence de nourriture. Même s,il est décrit comme un sédentaire, celui-là avait manifestement le goût de l’aventure.

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